News de l'innovation @deBoufflers

Les actualités sur l'innovation par Clara Grudler

Détection de faux profils : mise au point du nouvel algorithme de Facebook

13 mai 2020 - Intelligence artificielle

Facebook a annoncé la mise au point d’un nouvel algorithme, baptisé ‘SybilEdge’. Celui-ci devrait permettre à la multinationale de lutter plus efficacement contre les faux profils, très répandus sur le réseau social. Concrètement, l’analyse de l’IA se fonde sur la liste d’amis d’un profil, ainsi que sur les demandes réalisées suite à l’inscription de la personne. Par la suite, l’algorithme détermine avec quelle facilité les utilisateurs acceptent ou non les demandes, et en quelle proportion. Un faux compte va ainsi pouvoir être détecté si le profil en question accepte un nombre excessif de demandes.

Les ingénieurs de Facebook estiment que cet outil serait précis à plus de 90%. Cependant, ce taux d’efficacité de l’IA s’applique uniquement si le faux compte a émis au moins quinze demandes d’amis. Le taux de réussite s’abaisse à 80% pour les profils ayant émis uniquement cinq demandes. Néanmoins, ce système a vocation à être amélioré par le géant de l’Internet, qui a prévu de croiser les modèles basés sur des fonctionnalités et les modèles basés sur le comportement, afin de permettre une détection optimisée des faux profils. Face à la diffusion massive de théories du complot et de fausses nouvelles par le biais des réseaux sociaux, décuplée en cette période de crise sanitaire, l’algorithme de Facebook pourrait se révéler utile afin de protéger les utilisateurs contre ce genre d’attaques informatiques.

Vers une IA plus éthique : les propositions des chercheurs

15 mai 2020 - Intelligence artificielle

Cinquante-neuf chercheurs issus de diverses institutions prestigieuses d’Europe et des Etats-Unis, telles que l’ENS, Oxford, Stanford, Berkeley, Google et Intel, ont publié un rapport en faveur d’une approche plus éthique de l’IA. Les scientifiques ont constaté que l’utilisation de l’IA se généralise dans notre quotidien, mais que l’encadrement normatif est en retard par rapport au développement exponentiel des applications et objets exploitant cette technologie. Il a notamment été pointé que les mesures éthiques adoptées par les entreprises et universités sont à la fois insuffisantes et disparates, ce qui ne permet pas une réglementation adéquate de l’IA.

Les chercheurs prônent la mise en place d’un registre répertoriant l’ensemble des dysfonctionnements liés à l’IA, un renforcement des dispositifs visant la cybersécurité, la création de bias bounty afin de prévenir certains biais intégrés à l’IA et donnant lieu à des discriminations à l’encontre de certaines populations. Le rapport incite les entreprises à faire preuve de davantage de transparence et de visibilité concernant leur usage de l’IA. L’insuffisance des investissements pour la recherche publique est également relevée. Selon le rapport publié en avril 2020, la prise en compte de ces propositions pourrait permettre de rendre les progrès techniques de l’IA véritablement bénéfiques pour l’humanité.

Lancement du Planetary Computer : l’engagement environnemental de Microsoft

6 mai 2020 - Intelligence artificielle

Le géant de l’Internet a annoncé le lancement d’une nouvelle technologie fondée sur l’IA, le Planetary Computer. L’objectif premier de cette technologie consiste à récolter de nombreuses données environnementales, auprès de sources mondiales et officielles. Les données récoltées seront ensuite analysées et traitées par le biais du machine learning. Ce traitement permettrait de mieux appréhender et anticiper les futurs défis écologiques, et d’élaborer les stratégies adéquates de développement durable.

Le président de Microsoft, Brad Smith, a expliqué, dans un article publié sur le blog de l’entreprise, que les écosystèmes et la biodiversité subissent un déclin alarmant. Le Planetary Computer pourrait servir à obtenir des données complètes et en temps réel sur l’état des forêts, à réaliser des prévisions sur l’utilisation de l’eau pour la planification agricole, et à fournir aux scientifiques des données sur l’habitat naturel des espèces animales. Le Planetary Computer constitue l’initiative phare de Microsoft en matière d’engagements environnementaux, la multinationale ayant déjà annoncé son objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030.

Mise au point d’une IA de reconnaissance faciale : nouvelle levée de fonds pour Corsight AI

6 mai 2020 - Financement de l'innovation

Corsight AI, la start-up israélienne et filiale du groupe Cortica, a annoncé une nouvelle levée de fonds de l’ordre de cinq millions de dollars. Ce tour de table doit permettre à l’entreprise de travailler sur la mise au point de sa technologie de reconnaissance faciale, et de commercialiser sa plateforme d’analyse de données. Afin d’élaborer sa technologie de reconnaissance faciale, Corsight AI exploite le système d’IA développé par Cortica, baptisé ‘Autonomous AI’. Ce système a fait l’objet de deux cents brevets, et repose sur la recherche biologique et les neurosciences.

Concrètement, la solution proposée par la pépite consiste à séparer le visage des personnes en plusieurs zones. Ce découpage permet d’identifier un individu, même si le visage de ce dernier est partiellement dissimulé, par exemple, par des écharpes ou bonnets. Pour ce faire, l’outil croise la solution de reconnaissance faciale à la plateforme qui analyse, en temps réel, les informations transmises par des caméras vidéo. Dans un communiqué, Corsight AI a indiqué que cette technologie pourrait trouver une application particulière dans le contexte actuel de crise sanitaire. En effet, la solution proposée pourrait permettre de retracer une chaîne de transmission du virus, en déterminant quelles personnes ont été proches de l’individu infecté, et à quelle distance.

Nouvelle levée de fonds pour la start-up BioCatch

29 avril 2020 - Financement de l'innovation

La start-up américaine BioCatch, spécialisée dans la biométrie comportementale, a annoncé avoir récolté cent quarante-cinq millions de dollars suite à un nouveau tour de table. Ces ressources proviennent principalement du fonds Bain Capital Tech Opportunities, mais également d’autres investisseurs ayant déjà versé des fonds à l’entreprise, tels que Maverick Ventures, American Express Ventures et OurCrowd. BioCatch a mis au point une technologie permettant de suivre les comportements des utilisateurs sur l’Internet, et de déterminer in fine si ceux-ci sont bien des consommateurs, ou bien des usurpateurs.

Cette solution est, pour l’instant, exclusivement utilisée dans le secteur de la finance. Selon les dires de la start-up, plus de quarante grandes institutions financières auraient recours à cet outil de détection et de prévention des fraudes. BioCatch détient un portefeuille de clients particulièrement fourni dans le secteur de la fintech et de la cybersécurité, et se positionne en tant que pionnier de l’identité numérique grâce à ses technologies. Cette nouvelle levée de fonds devrait permettre à BioCatch de se concentrer sur un aspect relevant davantage du marketing et de la R&D, afin d’étendre son activité à des domaines tels que l’e-commerce et le secteur public.

Le boîtier de télédétection du MIT : un potentiel soutien à l’endiguement de la pandémie de Covid-19

29 avril 2020 - Covid-19

En 2013, des chercheurs du MIT ont élaboré un boîtier servant à enregistrer diverses variables médicales, dont les mouvements, la respiration et les habitudes de sommeil des patients. Ce mécanisme de télédétection, nommé ‘Emerald’, est utilisé dans quelques deux cents établissements hospitaliers, afin de surveiller l’état de santé d’individus atteints de la maladie de Parkinson, d’Alzheimer, ainsi que de pathologies pulmonaires. Il y a quelques jours, le MIT a réussi à utiliser cet outil pour un cas de Covid-19.

En pratique, l’appareil de télédétection émet un signal sans fil, de faible puissance, celui-ci permettant de surveiller le patient même lorsque ce dernier se déplace. Les données recueillies sont traitées et analysées par un algorithme, qui extrait certaines données physiologiques, comme la fréquence respiratoire. Dans ce contexte de crise sanitaire, l’avantage le plus remarquable de ce boîtier est de permettre une surveillance à distance de l’état de santé des patients, ce qui élimine les risques de contamination des soignants. La généralisation du recours à cet appareil ou à ce type d‘applications serait donc susceptible de prévenir la surcharge des hôpitaux, en permettant de surveiller à distance les patients porteurs du virus, mais dont l’état ne nécessite pas une hospitalisation.

IA et rayons X : la mise au point d’un outil de détection du Covid-19

22 avril 2020 - Covid-19

La start-up canadienne DarwinAI met actuellement au point une technique fondée sur l’IA, permettant de détecter une infection liée au Covid-19. Ce nouvel outil croise les potentialités du machine learning et des rayons X afin de dépister les infections. Un réseau de neurones profond, baptisé COVID-Net, a été développé par la start-up. Ce réseau convolutif a été entraîné par cinq mille rayons X. Le processus d’apprentissage profond permet à l’IA d’analyser des radiographies de patients, et de détecter ainsi une éventuelle infection de SARS-CoV-2.

Cet outil pourrait permettre de diagnostiquer beaucoup plus rapidement les personnes infectées par le virus. Le dépistage se fait normalement par un prélèvement nasal, mais cette nouvelle technique réalisée à l’aide de radiographies pulmonaires pourrait donner lieu à un diagnostic plus rapide et plus sûr. L’application de l’IA au secteur médical s’avère particulièrement cruciale au vu de la situation d’urgence sanitaire. La technique du deep learning combinée à l’imagerie médicale à déjà fait ses preuves en la matière, l’IA LYNA du MIT étant par exemple capable de détecter des cancers du sein à partir de réseaux de neurones formés par des mammographies. Afin d’assurer la diffusion la plus étendue possible de cette technique, le réseau COVID-Net a vocation à être fourni en accès libre par DarwinAI.

Sécurisation des systèmes de reconnaissance d’image : Intel et Georgia Tech sélectionnés par la Darpa

22 avril 2020 - Intelligence artificielle

La Darpa, agence du département de la Défense des Etats-Unis, a choisi Intel et le Georgia Institute of Technology afin de mener des recherches sur la sécurisation des systèmes d’IA. Intel va notamment participer au programme “Guaranteeing Artificial Intelligence Robustness against Deception” (GARD), visant à améliorer la résistance du système de reconnaissance d’image à la tromperie. Jason Martin, ingénieur d’Intel Labs, a indiqué que l’entreprise collaborait avec la Darpa pour faciliter la détection d’objets par l’IA, et pour renforcer la capacité des systèmes de machine learning à répondre à des attaques contradictoires.

Les algorithmes n’étant pas infaillibles, ceux-ci sont exposés à des risques de tromperie, de corruption ou d’altération. Un système peut par exemple se tromper dans l’identification d’une image, ce qui conduirait à une qualification erronée de l’objet. Or, cette erreur pourrait avoir des conséquences particulièrement graves, notamment en ce qui concerne le domaine des véhicules autonomes. Le programme GARD, étendu sur quatre années, a donc vocation à mettre au point des défenses larges pour répondre à un vaste panel d’attaques possibles, en plaçant l’IA dans des situations où une mauvaise interprétation ou classification est susceptible d’être rendue. L’objectif serait alors d’identifier les vulnérabilités de l’IA, de préciser ses propriétés pour, in fine, renforcer la robustesse du système de reconnaissance d’image.

Data For Good : Facebook rend publiques certaines données pour prévenir la pandémie de Covid-19

15 avril 2020 - Covid-19

Le géant de l’Internet a annoncé que des données anonymisées issues de sa base d’utilisateurs vont être publiées, afin d’aider les chercheurs à endiguer la pandémie de Covid-19. Cette initiative de Facebook s’ancre dans le cadre du programme Data For Good, la multinationale ayant précisé que les scientifiques ont besoin d’avoir accès aux meilleures informations afin de déterminer l’efficacité des mesures de prévention, et la façon dont le virus se propage.

Pour ce faire, Facebook met au point plusieurs cartographies : une carte de regroupement permet d’identifier les zones susceptibles d’être les plus affectées par la pandémie, en calculant les probabilités de contacts entre les habitants de régions distinctes ; la seconde carte permet de visualiser et de quantifier les liens sociaux entretenus entre les habitants de différentes zones afin de mieux prévoir les régions à risque ; la dernière carte permet de vérifier si les règles de confinement sont effectivement respectées. Facebook a également incité ses utilisateurs à répondre à un sondage relatif à l’évaluation des symptômes du Covid-19. Les résultats seront transmis au centre de recherche de l’Université Carnegie-Mellon, dans le cadre de l’étude menée par cette dernière.

Tensions sino-américaines : multiplication des mesures restrictives des Etats-Unis envers Huawei

15 avril 2020 - Financement de l'innovation

Les Etats-Unis ont interdit aux entreprises nord-américaines de recourir aux services de Huawei, ce qui implique que Google et le constructeur chinois ne peuvent plus travailler ensemble. En effet, la Maison Blanche a imposé un décret d’urgence nationale, ayant pour effet de bannir totalement Huawei du marché des nouvelles technologies aux Etats-Unis, ce qui cause des impacts à l’échelle européenne. Cette interdiction explique que Huawei ait choisi Qwant comme moteur de recherche par défaut en France, en prévision de la commercialisation des nouveaux modèles de smartphone P40 de l’entreprise.

Cependant, les contraintes exercées sur Huawei par l’administration Trump ne paraissent pas s’arrêter là, selon plusieurs médias. Les Etats-Unis ont déjà tenté de convaincre les pays européens de ne pas recourir à Huawei et poursuivent sur leur lancée. L’objectif est manifestement d’empêcher que le géant chinois puisse s’approvisionner par des fournisseurs situés en-dehors de Chine, en interdisant aux entreprises étrangères utilisant les technologies américaines d’approvisionner Huawei sans autorisation préalable octroyée par les Etats-Unis. Or, tenter d’évincer Huawei ne semble pas très judicieux, dans la mesure où l’entreprise est apparemment apte à trouver des solutions alternatives en se fournissant auprès d’autres opérateurs. Cette stratégie de la Maison blanche risque donc surtout d’entraîner la perte d’importants marchés pour les Etats-Unis.

Cartographie et Covid-19 : l’application Weather Channel d’IBM présente les données sur le virus

8 avril 2020 - Covid-19

IBM et sa filiale The Weather Company ont décidé d’intégrer les données ouvertes sur la pandémie de Covid-19 à l’application Weather Channel. L’élaboration de ce nouvel outil, mis au point par Cognos Analytics, a pour objectif de garder le grand public du monde entier informé des évolutions sur la propagation du virus, ainsi que d’aider les chercheurs. Concrètement, l’application présente une carte interactive des cas répertoriés de Covid-19 au niveau mondial, l’utilisation de codes couleurs et de graphiques permettant de visualiser les zones particulièrement affectées.

Pour élaborer cette application, IBM a croisé les données rendues disponibles par la Johns Hopkins University (qui a déjà mis au point une cartographie de la pandémie, actualisée en temps réel), par l’OMS et par les différents Etats nord-américains. Il s’agit de communiquer des informations fiables aux citoyens, IBM proposant des instruments complémentaires afin de permettre une analyse plus approfondie des données. Ainsi, un tableau de bord est mis à la disposition de tous les publics, celui-ci présentant les données relatives aux taux de propagation du virus et aux nombres de cas confirmés dans le monde.

Acquisition d’Affirmed Networks par Microsoft : le géant de l’Internet se lance sur le marché de la 5G

8 avril 2020 - Financement de l'innovation

Microsoft a annoncé l’acquisition de la société Affirmed Networks, laquelle est spécialisée dans la virtualisation des réseaux 5G au niveau du Cloud. Le géant de l’Internet explique dans un communiqué qu’il souhaite, par cet achat, soutenir les équipementiers et les opérateurs en épaulant l’industrie des télécommunications. A ce titre, Azure va être placé dans ce secteur des télécommunications afin de construire une plateforme Cloud fiable et sécurisée pour tous les opérateurs, comme l’a indiqué son vice-président, Yousef Khalidi.

Bien que Microsoft ait relevé le rôle crucial des logiciels pour le perfectionnement de la 5G, lesquels permettent la fourniture de nouvelles solutions réseau à l’origine d’avancées majeures en matière de coûts et de sécurité, la multinationale se positionne sur ce marché plutôt tard par rapport à la concurrence. En effet, AWS a déjà conclu des partenariats sur ce marché de la 5G avec des opérateurs tels que Verizon et Vodafone, tandis que Google a annoncé ouvrir sa plateforme Anthos aux opérateurs du secteur des télécommunications il y a quelques jours. Les acteurs du numérique semblent donc se tourner de plus en plus rapidement vers les nouvelles opportunités offertes par la 5G pour les entreprises et la société au sens large. Cette technologie peut aider à développer des villes intelligentes connectées, à mettre au point des véhicules autonomes, et à décupler les potentialités de la virtualité augmentée.

Soutien aux start-up : déblocage d’un fonds de quatre milliards d’euros

1er avril 2020 - Covid-19 & Financement de l'innovation

Face à la crise économique causée par les mesures adoptées pour endiguer l’épidémie de Covid-19, les entreprises se retrouvent affectées, et les start-up plus sévèrement encore. Le 24 mars 2020, un plan de quatre milliards d’euros a été dévoilé par Cédric O., le secrétaire d’Etat au Numérique, afin de soutenir la French Tech. Trois axes de ce plan ont ainsi été développés, dont le premier consiste en un financement de bridges, de l’ordre de 160 millions d’euros. Il s’agit de prêts à court terme effectués par les start-up afin de se financer régulièrement et rapidement, que Bercy s’engage à financer sous certaines conditions pendant la pandémie.

Le second axe repose sur la possibilité pour les start-up de solliciter un versement anticipé de crédits d’impôt ou de certaines aides, comprenant notamment le CIR 2019 (à hauteur de 1,5 milliard d’euros) et le PIA (à hauteur de 250 millions d’euros). Le dernier axe consiste en des prêts de trésorerie garantis par l’Etat. Le prêt soutien innovation, représentant une enveloppe de 2 milliards d’euros de garantie, peut ainsi se cumuler avec le prêt garantie Etat, et s’élever jusqu’à deux fois la masse salariale française en 2019. Mais Bercy a prévu que ce prêt peut également s’élever à 25% du chiffre d’affaires annuel de la start-up, à l’image des autres entreprises.

Livraison par drones : UPS annonce son association avec Wingcopter

1er avril 2020 - Intelligence artificielle

La décision d’association d’UPS, entreprise nord-américaine, à la start-up allemande Wingcopter, a été officiellement annoncée. Celle-ci donne lieu à une collaboration renforcée au sein de la filiale d’UPS, Flight Forward. Les deux entreprises se spécialisent dans la livraison par drones en milieu urbain. En 2019, UPS avait déjà effectué des tests de livraison en Caroline du Nord, après avoir obtenu l’agrément de la Federal Aviation Administration pour ce type de livraisons à grande échelle. Des colis de petite taille contenant des médicaments avaient été transportés par drones jusqu’à la CVS Pharmacy.

Pour sa part, la start-up Wingcopter a élaboré un grand drone électrique particulièrement puissant, capable de parcourir vingt-cinq kilomètres pour effectuer une livraison. L’engin possède des moteurs horizontaux permettant une certaine stabilité de l’appareil, et peut également effectuer des décollages et des atterrissages à la verticale avec une portée de cent vingt kilomètres. Wingcopter a accepté que ce drone soit utilisé par UPS aux Etats-Unis dans les secteurs de la santé, de la vente au détail et de l’hôtellerie. David Abney, président d’UPS, a précisé que cette technologie permet la résolution de problèmes de manière unique, raison pour laquelle les perspectives d’utilisation des drones doivent être élargies.

Les scientifiques retiennent l’origine naturelle du Covid-19

25 mars 2020 - Covid-19

Des chercheurs nord-américains de l’institut de recherche Scripps ont pu démontrer que le coronavirus SARS-CoV-2, responsable de l’actuelle pandémie affectant plus de soixante-dix pays, est le résultat d’un processus d’ordre naturel. En effet, les coronavirus sont multiples et proviennent d’une famille de virus dont la caractéristique est d’entraîner des pathologies respiratoires, parfois sévères. Face aux flots de rumeurs avançant que la pandémie serait conséquente à des manipulations génétiques en laboratoire, les études scientifiques réalisées à partir des données mises à la disposition des chercheurs du monde entier par les scientifiques chinois, ont permis de faire prévaloir la thèse de l’origine naturelle du virus.

Les chercheurs de l’institut Scripps ont ainsi relevé que les protéines spiculaires, caractéristiques du SARS-CoV-2, montrent une telle efficience dans leur liaison aux cellules humaines, que seule la sélection naturelle peut induire un tel mécanisme. L’examen de la structure moléculaire de cette nouvelle forme de coronavirus a permis de révéler des différences quant aux formes déjà existantes du virus. Ces différences sont probablement le résultat de mutations. L’équipe de recherche a donc exclu toute manipulation de génie génétique comme étant à l’origine du SARS-CoV-2. L’analyse du génome du virus et de son mode de transmission a démontré que la pandémie a pu se développer par le biais d’une transmission interhumaine, dont le point de départ a été une introduction unique au sein de la population humaine.

Musique et IA : un duo à l’origine de nouvelles protéines

25 mars 2020 - Intelligence artificielle

L’état actuel de la technique implique que la fabrication de nouvelles protéines se fasse soit par une imitation des protéines existantes, soit par une modification manuelle de l’ordre des acides aminés. Des scientifiques du MIT et de l’université Cheng Kung de Taïwan se sont lancés dans des travaux afin d’élaborer de nouvelles méthodes de création de protéines. A cette fin, les chercheurs ont élaboré une méthode combinant la musique et le machine learning. En effet, les protéines sont constituées d’une vingtaine d’acides aminés produisant des vibrations uniques.

Les chercheurs ont exploité cette propriété des acides aminés pour aboutir à la conception de nouvelles protéines. En effet, les scientifiques ont codé les ondes des protéines, ce qui a été suivi par une représentation des variables musicales comme un accord, une mélodie, un volume ou un tempo. Ce processus de sonification a permis de former des réseaux de neurones. Par le biais du machine learning, il est donc possible de produire de nouvelles protéines, puisque l’IA peut modifier l’ordre des acides aminés en jouant sur la sonification. Cette technique pourrait être utilisée plus largement, à l’avenir, afin de concevoir de nouveaux biomatériaux.

Levée de fonds de Waymo pour l’élaboration de véhicules autonomes

11 mars 2020 - Financement de l'innovation

La filiale de Google, spécialisée dans la conception et le développement de moyens de locomotion autonomes, a annoncé une levée de fonds de l’ordre de 2,25 milliards de dollars. Ces fonds sont destinés à accélérer le développement des technologies de Waymo, les robots-taxis (du ressort de Waymo One) et les camions autonomes (du ressort de Waymo Via) étant notamment visés. En effet, les camions autonomes de Waymo sont expérimentés au Texas et au Nouveau-Mexique depuis janvier, tandis qu’un service de transport de colis depuis un entrepôt d’UPS, jusqu’à un centre de tri, a également été expérimenté.

La maison-mère de Waymo, Alphabet, demeure l’investisseur principal des deux filiales de Waymo. Cependant, le cercle des investisseurs de l’entreprise a été sensiblement élargi, puisque de nouveaux noms sont apparus à l’occasion de cette levée de fonds. Ainsi, les fonds d’investissement Canada Pension Plan Investment Board, Silver Lake, Andreessen Horowitz et Mubadala Investment Company ont également décidé de soutenir les projets de Waymo. La société AutoNation, spécialisée en véhicules et services automobiles, et la société Magna International, spécialisée dans l’équipement automobile, sont également devenues les partenaires financiers de la filiale de Google. Cette première levée de fonds impliquant des entreprises tierces devrait ainsi permettre à Waymo de faire face à ses concurrents, notamment Uber.

Informatique quantique : lancement de TensorFlow Quantum par Google

18 mars 2020 - Informatique

Après les services d’informatique quantique mis en place par Microsoft (Azure Quantum), Google s’est également lancée dans la course à l’informatique quantique. Le géant de l’Internet a dévoilé une technologie particulière en libre accès, nommée TensorFlow Quantum, ou TFQ. Il s’agit d’une véritable bibliothèque open source permettant une mise en commun des ressources, afin de former des modèles quantiques plus efficients. Les processeurs NISQ de Google, qui disposent de 50 à 100 qubits, seront par exemple disponibles via TensorFlow Quantum.

Google a affirmé que cette nouvelle technologie va fournir les outils nécessaires afin de rassembler les communautés de recherche en informatique quantique et en apprentissage automatique. Cela permettra de modéliser et de contrôler différents systèmes quantiques. TensorFlow Quantum donnerait donc l’occasion aux développeurs de mettre au point de nouveaux algorithmes quantiques. En outre, l’application de ces technologies spécifiques à diverses tâches d’apprentissage quantique n’est pas sans soulever d’importants enjeux financiers. En effet, le cabinet McKinsey et Viva Technology ont estimé, dans un rapport conjoint, que ce marché serait susceptible de peser environ mille milliards de dollars en 2035.

Travaux sur le sarcome d’Ewing : le machine learning permet une analyse approfondie des cellules cancéreuses

18 mars 2020 - Innovation artificielle

Des équipes de chercheurs de l’Institut Curie, spécialisé en cancérologie, ont mené des travaux sur le sarcome d’Ewing. Ce cancer pédiatrique affecte annuellement près de soixante-dix enfants en France. Le sarcome d’Ewing présente d’importants risques de métastases et se localise au niveau des os. Ces tumeurs peuvent être inhabituellement agressives et résistantes, ce qui implique que les cellules cancéreuses ont une capacité d’adaptation particulièrement forte. Les travaux des équipes ont donc visé à comprendre les mécanismes de développement et de métastases de ce cancer.

Les chercheurs ont mis au point une technique singulière, le “single cell sequencing”. Cette technologie donne lieu à un examen des tumeurs cellule par cellule, ce qui permet une identification des métastases les plus résistantes aux traitements, et les plus à même d’entraîner une prolifération du cancer. L’importante masse de données générées par le séquençage de cellules uniques rend impossible le traitement desdites données par l’humain. Les chercheurs ont donc mis au point un algorithme permettant de traiter ces masses de données. Par le biais du machine learning, il a été possible de comprendre la programmation des cellules cancéreuses, et donc de mieux cerner les mutations des métastases.

Oracle et Enterprise Strategy Group expliquent le potentiel concurrentiel et stratégique de l’IA

11 mars 2020 - Intelligence artificielle

Les résultats de l’enquête « Technologies émergentes : une arme concurrentielle pour les finances et les opérations” ont été rendus publics par Oracle et Enterprise Strategy Group. Ceux-ci démontrent que les entreprises qui exploitent l’IA et les autres technologies apparentées améliorent leurs finances de façon significative et accélèrent la croissance de leurs profits annuels de 80%. Il a notamment été démontré que l’usage de l’IA et de l’assistance numérique a pour effet d’améliorer la précision et l’efficacité des finances des entreprises. En effet, l’usage de ces technologies entraîne une diminution de 37% en moyenne des erreurs au sein des directions financière, ainsi qu’une augmentation de la productivité de l’ordre de 36% et une accélération de l’analyse financière de 38%.

En outre, il a été démontré que l’exploitation du potentiel de l’IA, de l’IoT et de la blockchain, améliore la réactivité des chaînes d’approvisionnement. En particulier, les entreprises utilisant ces technologies notent une diminution des jours ouvrés de l’ordre de 6,7 jours en moyenne dans les délais de traitement des commandes, ainsi qu’une diminution de 30% des ruptures de stock, de 25% des erreurs de commandes et de 26% des ruptures de fabrication. A cet effet, Jon McKnight, en sa qualité de directeur des services de recherche et d’analyse d’Enterprise Strategy Group, a précisé que ces technologies émergentes se complètent mutuellement et amplifient conséquemment leurs avantages, d’où la nécessité d’adopter une approche holistique. L’impact concurrentiel résultant de l’usage adéquat de ces technologies est donc important, et s’avérerait crucial pour les années à venir.

La Commission européenne publie son livre blanc sur l’IA et sa stratégie pour la transition numérique

26 février 2020 - Intelligence artificielle

A l’occasion d’une conférence de presse tenue par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission a révélé la stratégie de l’Union européenne concernant le numérique. A cette fin, un livre blanc sur l’IA et une stratégie complète pour le Big Data ont été publiés. Les différents axes du programme visent à permettre la transformation numérique d’alimenter l’économie européenne, et de trouver des solutions appropriées afin de faire face à l’ère du digital. Au programme, il convient de relever le plan visant à constituer un marché européen unique des données afin d’inciter les entreprises à exploiter de façon massive des données non-personnelles, ainsi que les investissements prévus (de l’ordre de six milliards d’euros) pour développer des infrastructures numériques sécurisées et respectueuses des normes européennes en matière de libertés fondamentales.

Afin de prévenir certaines dérives de l’IA, notamment dans le cadre de la mise en place de la reconnaissance faciale, l’Union prône l’élaboration d’un cadre normatif visant à une certaine transparence et à une traçabilité de ces systèmes d’IA à hauts risques. Des règles destinées à la protection de la concurrence et des consommateurs sont également mises en place, de même qu’une structure de gouvernance européenne visant une conformité et une uniformité des règles au niveau de l’Union. Ce nouveau cadre normatif devrait donc permettre à l’Europe de rattraper son retard en matière de numérique et d’IA pris sur la Chine et les Etats-Unis, et, plus particulièrement, de se montrer davantage compétitifs par rapport aux GAFAM.

Amélioration de la géolocalisation par GPS : dépôt d'un nouveau brevet par Apple

26 février 2020 - Brevets

Le GPS est un outil incontournable en matière de navigation et de localisation. Apple a cependant mis en exergue le défaut de précision de cette technologie, dû à l’utilisation des satellites afin de déterminer un itinéraire. En effet, il existe un temps de latence plus ou moins long dans le calcul d’un itinéraire, s’écoulant entre le moment où la destination est indiquée et entre le moment où l’itinéraire est effectivement précisé. Apple a donc déposé un brevet dont la technique permet d’optimiser ce processus de géolocalisation à l’aide du machine learning.

Pour ce faire, Apple va élaborer un modèle d’apprentissage automatique, servant à fournir des estimations de localisation temporaires sur la base de données collectées dans un environnement identique. Il s’agit en outre de combiner le potentiel de l’IA aux données satellitaires recueillies par le GPS, afin de permettre une correction en temps réel de l’emplacement de l’utilisateur et de l’itinéraire à suivre par le biais du machine learning. Toutefois, Apple fait face à une forte concurrence en matière d’optimisation de la géolocalisation. En effet, le rachat de Scape Technologies par Facebook n’est pas anodin, puisque la start-up a élaboré une solution fondée sur la vision par ordinateur, et permet ainsi une géolocalisation précise et sans GPS.

ODDO BHF AI : une IA au service de l’innovation dans le secteur des services financiers

19 février 2020 - Intelligence artificielle

Le lancement du fonds thématique ODDO BHF Artificial Intelligence par le groupe franco-allemand vise à fournir une liste des entreprises utilisant au mieux l’IA. La complexité de l’écosystème économique s’affirme et se renforce depuis la prise en compte de la valeur ajoutée de l’innovation technologique liée à l’IA. Par conséquent, les start-up innovantes côtoient les grands acteurs de l’Internet, rendant nécessaire la mise à disposition d’une base de données aux investisseurs. Celle-ci vise à compiler de manière pertinente les informations relatives à ces sociétés.

ODDO BHF a commencé par identifier les grands secteurs bouleversés par l’IA, comprenant la santé, les services financiers (les banques d’investissement utilisant massivement l’IA), l’Internet, les logiciels, les produits de consommation (notamment les objets connectés) et les semi-conducteurs. Le processus de sélection qualitative des sociétés exploitant les capacités de l’IA se divise en trois phases. Les données non-structurées (non-sémantiques) sont relevées, une seconde couche de données structurées (données boursières et financières) étant ensuite filtrées afin de sélectionner les trois meilleurs titres quotidiens. Enfin, la dernière phase implique une intervention humaine, puisqu’il s’agit d’effectuer un travail correctif, en tenant compte en particulier des biais cognitifs. Les résultats de l’analyse démontrent une sur-représentation des sociétés d’Amérique du Nord, suivies par les entreprises asiatiques et européennes.

Investissements en faveur de l’IA et de la technologie quantique : la Maison Blanche annonce une multiplication par deux du budget des USA

19 février 2020 - Intelligence artificielle

L’Administration Trump prévoit de commencer à doubler son budget dédié à l’IA et à l’informatique quantique pour l’année fiscale 2021. Les budgets alloués aux départements de l’Energie et de l’Agriculture devront notamment être rehaussés, afin de permettre le développement de l’IA. La mise en place d’un Internet quantique est particulièrement souhaitée, raison pour laquelle la National Science Foundation et la Defense Advanced Research Projects Agency ont également bénéficié d’une hausse de budget.

Dans un contexte de guerre commerciale avec la Chine impliquant une réduction des exportations de logiciels vers ce pays, ainsi que d’élaboration d’un cadre réglementaire destiné à régir l’utilisation et le fonctionnement de l’IA, l’initiative budgétaire de l’Administration Trump manifeste d’une volonté forte de demeurer à la pointe de l’innovation en matière de nouvelles technologies et de promouvoir un certain modèle industriel. Et ce, quitte à favoriser un certain protectionnisme, dans la mesure où cette stratégie a été adoptée sans concertation particulière dans un cadre multilatéral. Enfin, il faut noter que cette hausse sectorielle budgétaire visant certains domaines spécifiques, se fait au détriment du budget alloué à la recherche scientifique, qui a subi une baisse de 9% par rapport à celui de l’année fiscale 2020.

AI for Health : quarante millions de dollars investis par Microsoft dans la recherche médicale

12 février 2020 - Intelligence artificielle

Faisant suite à son programme AI for Good, le géant de l’Internet a annoncé le lancement de son initiative AI for Health en faveur de la santé. A cet effet, Microsoft prévoit d’investir plus de quarante millions de dollars afin d’exploiter les potentialités de l’IA. La recherche directe dans l’IA médicale permettrait d’améliorer la santé des plus défavorisés. Il s’agit en particulier de permettre le développement d’algorithmes pouvant détecter des maladies. L’application DeepMind de Microsoft peut par exemple détecter automatiquement les insuffisances rénales et le cancer du sein.

Microsoft souhaite également financer des études afin de mieux comprendre la manière dont l’IA peut être utilisée dans le domaine de la santé. Un dernier objectif serait d’ouvrir l’accès à l’IA à la population en assurant une application des algorithmes au sein des établissements médiaux. En outre, le géant d’Internet va assurer un soutien entre ses organisations, ses chercheurs et ses Data Scientists. En contribuant à l’aide à la conception et au déploiement des technologies relatives à l’IA, Microsoft fournit une incitation aux entreprises innovantes, afin que ces dernières exploitent leurs capacités au profit de causes sociales.

Passage à la phase expérimentale pour le premier médicament mis au point par l’IA

12 février 2020 - Intelligence artificielle

La start-up britannique Exscientia, associée avec l’entreprise japonaise Sumitomo Dainippon Pharma, a annoncé la réalisation des premiers essais cliniques concernant le premier médicament conçu grâce à l’IA. La molécule DSP-1181 a été mise au point à l’aide d’algorithmes élaborés par Exscientia. Ces algorithmes ont généré des millions de compositions différentes du médicament. A l’issue, les programmes sélectionnent la combinaison ayant un effet curateur sur le récepteur cérébral impliqué dans les troubles obsessionnels compulsifs. Etant donné qu’il existe des milliards de combinaisons, et donc de décisions possibles afin d’aboutir à la molécule curatrice, le processus de conception d’un médicament est particulièrement délicat et long.

Le partenariat entre les deux entreprises a permis d’accélérer cette phase de recherche et de conception du médicament, afin de développer un traitement adéquat et de commencer les essais de phase 1 sur les humains. En temps normal, l’Inserm estime qu’une quinzaine d’années est nécessaire afin de mettre au point un médicament. La start-up Exscientia entreprend d’ores et déjà de nouvelles recherches afin de mettre au point des médicaments permettant de guérir les cancers et les maladies cardiovasculaires. Afin de maintenir ce cap vers une réduction de coûts et de temps de mise au point des médicaments, l’idée est de continuer à exploiter les capacités de l’IA pour créer de nouvelles molécules.

Réalisation de la première transplantation cardiaque à partir de cellules iPS au Japon

5 février 2020 - Intelligence artificielle

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Osaka a annoncé la réalisation de la première transplantation de cellules cardiaques, entièrement créées à partir de cellules iPS. Ces cellules iPS, ou cellules souches pluripotentes induites, peuvent produire une protéine permettant la régénération des vaisseaux sanguins des personnes atteintes de pathologies cardiaques. Suite au succès de la première opération menée lors d’un essai clinique sur un patient humain, les scientifiques de l’équipe japonaise souhaiteraient réaliser de nouvelles transplantations de ces cellules iPS sur une dizaine de patients victimes de graves dysfonctionnements cardiaques.

Ces fameuses cellules iPS étant dérivées de cellules sanguines de donneurs sains, la sécrétion de la protéine régénérescente pourrait améliorer les fonctions cardiaques des personnes malades. Ces cellules mesurant 0,1 millimètre d’épaisseur et entre 4 et 5 centimètres de largeur sont particulièrement fines et ne causeraient aucun inconfort aux patients. Les membres de l’équipe sont pour l’instant en l’attente de l’accord du ministère de la santé afin de pouvoir généraliser le recours à ce genre de transplantations, tout en assurant le suivi du premier patient sur lequel le premier essai clinique a été réalisé.

5G : L’Union européenne s’oppose à une interdiction totale de l’utilisation des services de Huawei

5 février 2020 - Données personnelles

Le Royaume-Uni a de son côté décidé d’impliquer Huawei à 35% dans le déploiement de ses infrastructures mobiles, s’opposant ainsi aux préconisations des Etats-Unis, qui ont largement été suivies par l’Australie. Malgré le fait que les États membres disposeraient officiellement d’une certaine marche de manœuvre concernant le recours aux fournisseurs de 5G, les lignes directrices de l’Union européenne visent en réalité une coordination des approches nationales concernant la mise en place des nouvelles infrastructures de réseaux, ce qui vient relativiser la portée de cette marche de manœuvre. Huawei a approuvé les consignes de l’Union européenne, saluant une approche non-biaisée par les allégations américaines.

Le Royaume-Uni a de son côté décidé d’impliquer Huawei à 35% dans le déploiement de ses infrastructures mobiles, s’opposant ainsi aux préconisations des Etats-Unis, qui ont largement été suivies par l’Australie. Malgré le fait que les États membres disposeraient officiellement d’une certaine marche de manœuvre concernant le recours aux fournisseurs de 5G, les lignes directrices de l’Union européenne visent en réalité une coordination des approches nationales concernant la mise en place des nouvelles infrastructures de réseaux, ce qui vient relativiser la portée de cette marche de manœuvre. Huawei a approuvé les consignes de l’Union européenne, saluant une approche non-biaisée par les allégations américaines.

Contentieux en contrefaçon de brevets : Sonos c. Google

22 janvier 2020 - Brevets

Le fabricant d’enceintes connectées Sonos a porté plainte contre Google pour violation de ses droits de propriété intellectuelle. Ces derniers consistent notamment en cinq brevets permettant l’interconnexion et la synchronisation des enceintes conçues par l’entreprise. C’est à l’occasion du partenariat entre les deux entreprises, en date de 2013, que Google a intégré l’application Google Play Music aux enceintes de Sonos, ce qui aurait permis à Google de récupérer les technologies brevetées de Sonos afin de les incorporer à ses propres produits, dont Home, Nest Hub, WiFi, Hub Max et Chromecast.

Selon le constructeur américain, c’est donc une centaine de brevets qui auraient été utilisés par Google en l’absence de tout accord de Sonos, emportant donc une violation des droits de propriété intellectuelle de ce dernier. Des dommages et intérêts sont réclamés par Sonos devant la juridiction californienne, pendant qu’une procédure parallèle a été engagée devant l’USITC afin de solliciter l’interdiction de la commercialisation de certains produits provenant de Google et intégrant les technologies brevetées (dont les enceintes, ordinateurs portables et smarphones du géant américain) sur le territoire des Etats-Unis. Sonos fonde ses griefs de contrefaçon sur les multiples similitudes relevées entre les nouveaux appareils et nouvelles fonctionnalités de Google, et les fonctionnalités mises au point par le fabricant. Amazon serait également visée par les accusations de contrefaçon de Sonos, mais aucune procédure judiciaire n’a pour le moment été engagée à l’encontre de cet autre géant du net.

Mise au point d’un robot à partir de cellules souches

22 janvier 2020 - Intelligence artificielle

Une équipe de chercheurs américains a élaboré le premier robot doté d’un véritable métabolisme, et donc d’une base biologique. Celui-ci a été mis au point à partir de cellules souches de grenouilles, l’espèce africaine “Xenopus laevis”, d’où leur appellation de xénorobot. Ces robots sont d’une taille microscopique puisqu’ils mesurent moins d’un millimètre de long ; ils peuvent en outre survivre plusieurs semaines sans s’alimenter et se déplacer de manière autonome. Leur durée de vie allant de dix jours à plusieurs semaines, selon la qualité de leur environnement, se double également de capacités collaboratives des organismes entre eux.

La mise au point de cette forme de vie hybride pose d’épineuses questions éthiques. Le détournement de cette technologie à des fins militaires est particulièrement à craindre. En effet, ce projet scientifique est partiellement financé par l’armée américaine. Il faut également soulever l’absence de cadre juridique adéquat concernant la réglementation de ces machines ; la sophistication des nouvelles technologies sans cesse améliorées et les évolutions scientifiques vont manifestement plus vite que le cadre juridique afférent, qui se trouve actuellement obsolète. Les capacités vertigineuses de ces xénorobots, qui pourraient servir à identifier des molécules dans des environnements particuliers, assurer le transport de substances médicamenteuses au sein de l’organisme humain, digérer certaines substances toxiques et collecter le plastique polluant les océans, appellent incessamment l’élaboration coordonnée d’un nouveau cadre juridique à l’échelle internationale.

Mise au point d’une technologie permettant une détection rapide du cancer du cerveau

15 janvier 2020 - Intelligence artificielle

Une équipe de chercheurs américains a élaboré une nouvelle technique permettant une détection optimisée des tumeurs cérébrales. Pour ce faire, les scientifiques ont allié le potentiel du deep learning appliqué à l’IA, à la technique de l’imagerie optique. Des millions de données relatives à des biopsies ont été ingurgitées par l’IA, qui a été ainsi entraînée à détecter des tumeurs anormales au cerveau en un temps record. En effet, alors que le repérage d’une tumeur cérébrale met de vingt à trente minutes en utilisant les méthodes traditionnelles, la nouvelle technique mise au point permet de détecter une tumeur cérébrale en deux minutes et cinquante secondes, et ce, parmi les dix typologies de tumeurs les plus fréquentes.

En temps normal et sans l’aide de l’IA, le prélèvement d’un échantillon de la tumeur est effectué afin d’être analysé en laboratoire, d’où s’ensuit le diagnostic préliminaire posé au bout d’un laps de temps plus ou moins long. La nouvelle technique permet donc non seulement une rapidité accrue au niveau du diagnostic préliminaire, mais également une intervention chirurgicale plus précise, dans la mesure où le diagnostic par le biais de l’IA s’est révélé correct dans 94,6% des cas, contre 93,9% pour le diagnostic posé par le biais de la technique humaine. Enfin, cette technologie permettrait également de remédier au fléau des déserts médicaux en équipant les centres hospitaliers.

L’Administration des USA encourage une réglementation flexible de l’IA afin d’inciter à l’innovation

15 janvier 2020 - Intelligence artificielle

Une fiche d’information proposant des principes réglementaires afin de mieux encadrer le développement et l’utilisation de l’IA a été élaborée par l’Administration des USA. La Maison Blanche prône en particulier une évaluation des risques ainsi qu’une analyse coûts-avantages, devant précéder toute action réglementaire portant sur l’IA. Une analyse économique du droit est encouragée afin de favoriser la mise au point d’un cadre souple permettant d’inciter à l’innovation, encourageant le développement d’une IA transparente, équitable et non-discriminatoire. Cette initiative réglementaire des Etats-Unis émerge alors que des experts américains avaient alerté à plusieurs reprises à propos du défaut de réglementation régissant l’IA.

Il a été précisé par Michael Kratsios, en sa qualité de conseiller spécial US pour les nouvelles technologies, que l’Europe et les alliés des Etats-Unis “devraient éviter les modèles destructeurs de l’innovation”. Alors que les experts américains appelaient à l’adoption d’un cadre strict dans la mesure où l’IA amplifierait les inégalités et les fractures sociaux-économiques, la Maison Blanche s’est prononcée a contrario sur l’élaboration d’un encadrement flexible pour éviter d’étouffer l’innovation. Cependant, les initiatives des Etats-Unis, si elles se révèlent pragmatiques, pâtissent, comme les propositions de la Commission et les travaux de l’UNESCO, des limitations induites par le cadre du droit international. En effet, le droit international revêt la plupart du temps une portée conventionnelle qui n’oblige pas les Etats. L’engagement de discussions dans le cadre de groupes de travail au niveau de l’OMC apparaîtrait peut-être davantage indiqué (ou alors le recours à des accords bilatéraux de nouvelle génération, qui constituent une solution efficace afin de passer outre les faiblesses inhérentes au multilatéralisme). Le droit de l’OMC revêt effectivement une portée plus contraignante, notamment du fait de ses mécanismes de sanction particulièrement dissuasifs.

Application de l’IA à la cancérologie : partenariat de l’hôpital Gustave Roussy et de la start-up Owkin

8 janvier 2020 - Intelligence artificielle

La signature d’un accord de partenariat entre la start-up Owkin et l’hôpital Gustave Roussy, situé à Villejuif, a été rendue officiel courant décembre. La start-up française n’est pas inconnue du paysage hospitalier, puisqu’un premier partenariat avec l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris avait été lancé en octobre 2019, afin d’accélérer la recherche clinique en matière de cancérologie, de cardiologie et d’immunologie.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat, il s’agit de favoriser la mise en place et le déroulement de projets collaboratifs concernant la recherche clinique en cancérologie. Par conséquent, la start-up va pouvoir profiter d’un espace dédié au sein des locaux de l’hôpital afin de développer ses algorithmes, tandis que les médecins pourront avoir accès à la plateforme “Owkin Studio” pour utiliser les algorithmes d’intelligence artificielle de l’entreprise à des fins médicales. Cette alliance pourrait avoir des effets très bénéfiques en permettant une recherche clinique plus efficiente. Les outils d’Owkin issus de l’intelligence artificielle pourraient en effet aiguiller les experts dans la recherche de biomarqueurs concernant le traitement du cancer, ainsi que la quantification du risque de rechute.

Création de gants haptiques pour une réalité virtuelle augmentée

8 janvier 2020 - Intelligence artificielle

Afin de compléter son costume haptique présenté en 2018 lors du salon d’électronique CES, la start-up Teslasuit a mis en place des gants haptiques destinés à être reliés audit costume par Wi-Fi. La start-up a mis en place un système fondé sur la stimulation musculaire électrique afin d’appliquer l’équipement à la réalité virtuelle. En effet, les Teslasuit Glove comportent un affichage haptique ainsi que de neuf électrodes afin de pouvoir conférer la sensation du toucher à son utilisateur.

Ces gants spéciaux sont destinés à une utilisation professionnelle, notamment au secteur de la rééducation médicale et au téléguidage de robots. Du fait de l’exosquelette des gants leur conférant une certaine rigidité, et à ses capacités de vibrations permettant la simulation d’une prise en main, ces Teslasuit Glove pourraient se révéler très précieux dans le cadre d’une application au domaine de la santé. En outre, divers instruments insérés dans ces gants, tels que des capteurs et un oxymètre de pouls, devraient inciter à une application de cette nouvelle technologie au secteur médical.

Levée de fonds pour la start-up Pyka : un nouveau drone épandeur de pesticides

1er janvier 2020 - Financement de l'innovation

Une levée de fonds de l’ordre de neuf millions d’euros (onze millions de dollars) au profit de la start-up américaine Pyka a été réalisée sous l’égide de l’investisseur Prime Movers Lab. L’activité de Pyka consiste en la construction d’avions électriques autonomes aux capacités de stockage supérieures aux drones actuellement proposés sur le marché. Ces engins novateurs sont appliqués au secteur de l’agriculture moderne (ces technologies particulières étant nommées agritech), et plus spécifiquement à l’épandage de pesticides. Pyka dispose donc d’un avantage concurrentiel certain en élaborant des machines plus compétitives et plus performantes.

En effet, le drone électrique épandeur de pesticides proposé par la start-up est programmé au sol avant le décollage, et fait montre d’une précision accrue grâce à un survol bas lui permettant d’éviter les obstacles potentiels. En outre, l’avion électrique dispose d’une capacité de stockage de deux cents kilogrammes ainsi que de trois moteurs de vingt Kilowatt chacun, ce qui permet un épandage des pesticides sur approximativement cent hectares à l’heure. Enfin, le drone d’épandage bénéficie d’une certification de la part des autorités américaines, ce qui lui permet de se distinguer de la concurrence en proposant un produit approuvé.

Système de reconnaissance faciale : la France lance une expérience contraire au RGPD

1er janvier 2020 - Données personnelles

Le gouvernement français a annoncé le lancement d’une expérimentation, d’une durée de six mois à un an, visant l’application de la technologie de la reconnaissance faciale aux images de vidéosurveillance. Cette technique serait mise en œuvre dans certains lieux publics, tels que les gares et les aéroports, ainsi que pour l’accès des utilisateurs aux services publics en ligne dans le cadre du système Alicem. La reconnaissance faciale constitue une donnée biométrique permettant l’identification et l’authentification d’un individu en se fondant sur des caractéristiques faciales spécifiques. Les données en résultant constituent des données personnelles, dont la collecte et l’utilisation sont strictement encadrées par le droit de l’Union européenne, et plus particulièrement par le RGPD.

L’article 5 du RGPD pose notamment les principes de licéité, de loyauté et de transparence du traitement des données à caractère personnel, de la limitation des finalités pour lesquelles ces dernières sont collectées, ainsi que de la minimisation de la collecte desdites données. A cet égard, le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O, a précisé que cette phase d’expérimentation aurait lieu sous la supervision tant de la société civile que de chercheurs. Un débat citoyen devrait également permettre la consultation de la société civile, afin de mieux apprécier les risques posés en termes de respect des libertés publiques, et d’élaborer en conséquence un régime d’utilisation adapté. Ces mesures n’ont cependant pas empêché la CNIL d’imposer aux pouvoirs publics, dès novembre 2019, l’adoption de lignes rouges visant à limiter l’usage de ces technologies de reconnaissance faciale.

Mise au point d’une nouvelle batterie écologique sans nickel ni cobalt

25 décembre 2019 - Chime physique

L’équipe R&D d’IBM a annoncé avoir élaboré les premières batteries rechargeables sans métaux lourds, ce qui constitue une avancée sans précédent en la matière. En effet, les batteries classiques sont constituées à partir d’accumulateurs lithium-ion, qui contiennent des substances telles que le cobalt et le nickel. Or, ces matériaux spécifiques sont des métaux lourds dont l’exploitation met en exergue des considérations à la fois écologiques, humanitaires et éthiques. Nous rappellerons que l’extraction du cobalt sur le continent africain, en particulier, est réalisée par des enfants et des adultes dans des conditions particulièrement dangereuses. Les chaînes d’approvisionnement de ce matériau notamment ont été décriées par Amnesty International comme étant très obscures.

Par conséquent, la combinaison de trois substances directement issues d’extraits d’eau de mer, à intégrer à l’électrolyte et à la cathode de l’accumulateur, a permis la mise au point de batteries rechargeables plus écologiques, mais également plus petites et plus sûres. Parmi les avantages, il convient de noter que le coût de fabrication de ces nouvelles batteries se trouve sensiblement réduit. Le risque d’incendie se trouve également réduit puisque la cathode et l’électrolyte sont associées dans la batterie, ce qui prévient l’excédent de lithium qui pouvait se produire au niveau de l’accumulateur des batteries classiques, phénomène qui dégradait la batterie et entraînait un risque d’incendie accru. Cette innovation appliquée aux voitures électriques permettrait de rendre ces dernières beaucoup plus efficientes et d’encourager ainsi le recours aux véhicules alternatifs, dans la mesure où ces nouvelles batteries écologiques se révèlent denses à la fois en matière de capacité de puissance et de stockage.

La start-up française Robocath à l’origine des premières angioplasties par IA à Cape Town

25 décembre 2019 - Intelligence artificielle

Le directeur de la start-up rouennaise Robocath, Philippe Bencteux, a annoncé que les premières angioplasties réalisées par le biais d’une plateforme robotique automatisée ont été réalisées à Cape Town, en Afrique du Sud. La plateforme robotique R-One de l’entreprise a permis au chirurgien en charge de l’opération de naviguer dans les artères des patients avec beaucoup plus de facilité, ainsi qu’avec une efficacité et une qualité accrues. En effet, l’angioplastie consiste à dilater une artère afin de la déboucher, en apposant ensuite des stents afin de maintenir cette dilatation.

Robocath a lancé le projet sur le continent africain suite au succès de ses premières opérations expérimentales à Toulouse et à Rouen. Après avoir connu la première greffe cardiaque en 1967, l’hôpital Netcare Christiaan Barnard Memorial Hospital, situé à Cape Town, a ainsi célébré la réussite des six premières angioplasties coronaires réalisées en mettant en oeuvre le potentiel de l’IA. L’exploitation des capacités de l’IA a permis au chirurgien de piloter à distance la plateforme automatique, et ce, à l’aide d’une pédale et de joysticks. Auparavant, les spécialistes étaient contraints d’user de rayons X et de manipuler manuellement les cathéters à l’intérieur du corps des patients. Le recours à ces nouveaux outils issus de l’IA et de la robotique va donc non seulement induire des gains de temps non négligeables en permettant au chirurgien de travailler directement en position assise, et donc d’enchaîner les opérations, mais également davantage de précision au niveau du geste médical.

IA et météorologie : le deep learning permet de prédire le moment où la foudre frappera

2 décembre 2019 - Intelligence artificielle

Dans la lignée du projet européen Laser Lightning Rod, lancé en 2017 et permettant une redirection de la foudre à un endroit précis par le biais d’un laser multi-terawatt, des travaux fondés sur l’IA ont permis la mise au point d’un système de prévoir le moment où la foudre frappera dans un rayon de trente kilomètres et à dix minutes près maximum. Pour cela, les chercheurs de faculté des Sciences et Techniques de l’Ingénieur de l’EPFL de Lausanne ont exploité les capacités de l’IA en recourant à la technique du machine learning, afin de faire engranger à la machine les données de plusieurs stations météorologiques suisses, et en reliant ces variables à quatre facteurs que sont la température de l’air, le taux d’humidité, la pression atmosphérique et la vitesse du vent.

Ce dispositif a affiché un taux de réussite de l’ordre de 80%, l’IA ayant été capable de prévoir avec une relative justesse l’endroit où la foudre va frapper. Par une combinaison des paramètres précités avec des systèmes spécifiques dédiés à la localisation et à la détection de la foudre, la technique du machine learning a permis à l’IA de reconnaître les conditions particulières conduisant à la création de la foudre. Un tel système va, in fine, permettre une redirection d’éclairs à un endroit précis afin de mieux protéger les zones urbaines à risques. En effet, le recours à des données météorologiques facilement accessibles en temps réel, ainsi que la rapidité de l’analyse effectuée par l’IA, vont permettre de couvrir des régions reculées. Celles-ci échappent normalement aux radars et aux satellites dans le cadre des dispositifs standards actuels, qui se révèlent plutôt inefficaces face aux méthodes sophistiquées mises en place avec l’IA.

Nouvelle levée de fonds de la start-up PROPHESEE : financement d’un nouveau capteur Metavision

24 novembre 2019 - Financement de l'innovation

La start-up PROPHESEE a annoncé une nouvelle levée de fonds de vingt-cinq millions d’euros, dont vingt millions ont été accordés par un prêt de la BEI. Cette start-up dirigée par Luca Verre est connue pour avoir développé des capteurs Metavision ; il s’agit de capteurs neuromorphiques inspirés du fonctionnement de l’oeil humain. Ce dispositif prévoit une caméra fonctionnant à l’image de la vision humaine et permettant de décupler la rapidité et l’efficacité du traitement vidéo.

Ce dispositif de vision par ordinateur fonctionne à l’aide d’algorithmes, lesquels permettent, appuyés par la caméra à vision humaine, d’améliorer la vitesse de réaction face à une information, et également de réduire quantitativement la masse de données à stocker, tout cela dans une optique d’optimisation énergétique.

En outre, nous rappellerons que PROPHESEE a créé la première rétine en silicium permettant de redonner la vue aux personnes malvoyantes. Les enjeux sont donc immenses en termes de propriété industrielle puisque cinquante-et-un brevets couvrent les capteurs Metavision de la start-up. À cet égard, Luca Verre a précisé que la start-up travaille sur des projets avec les sociétés Bosch et Renault-Nissan, afin d’appliquer leurs innovations au secteur de l’automobile.

Les trains du futur pilotés par IA : les engagements de Thalès

24 novembre 2019 - Intelligence artificielle

Thalès est principalement connue pour ses activités dans les secteurs de l’espace, de la défense et de l’aéronautique, mais dirige également un département dédié aux transports. En effet, l’entreprise française est une des plus grands déposantes de brevets et s’est maintenue à la dixième place dans le classement de l’INPI à la fois en 2017 et en 2018. Récemment, l’entreprise a pris des engagements concernant les trains du futur en expliquant que ces derniers seraient autonomes, intégralement gérés et conduits à partir d’IA. Thalès compte s’appuyer sur diverses technologies spatiales de son ressort, telles que la géolocalisation et les radars.

À cet égard, Thalès a élaboré le Lidar, une solution innovante alliant caméra et radar optique de détection de type laser. Ce dispositif permettrait de mesurer la distance d’un objet très précisément, cette technologie de précision servant à la fois à s’assurer que les voies sont bien praticables, et donc à sécuriser les trajets au-delà de ce qui est actuellement permis par les capacités humaines, mais également à améliorer le confort des passagers en les orientant et les informant plus efficacement sur les quais et une fois dans le train. Mais Thalès ne compte pas s’arrêter au domaine ferroviaire, puisque l’entreprise a annoncé son souhait d’étendre ses solutions de signalisation de pointe aux rames de métro.

Personnes paralysées et IA : des implants cérébraux rendent l’écriture accessible

24 novembre 2019 - Intelligence artificielle

Après la mise au point des voitures électriques Tesla, Elon Musk s’est lancé dans la conception d’une nouvelle technologie à destination des personnes paralytiques. Étant donné l’incapacité des personnes paralysées à communiquer avec leur entourage du fait de considérations motrices, malgré une parfaite compréhension et réactivité cérébrale, de nombreuses recherches ont été entreprises afin de créer des dispositifs interactifs utilisant l’IA.

Un outil a donc été créé à partir d’électrodes, insérés dans le cerveau et fonctionnant à l’aide de mouvements visuels. A partir de cet implant relié à un ordinateur, la personne paralysée peut faire se déplacer un curseur et sélectionner des caractères affichés à l’écran, pouvant donc à termes constituer des phrases et communiquer avec son entourage. La nouvelle interface mise au point par Elon Musk dans le cadre de sa start-up Neuralink se base également sur l’insertion d’électrodes cérébraux, la stimulation cérébrale et les mouvements oculaires guidant le curseur à l’écran.

Reconnaissance faciale au lycée : une violation des grands principes du RGPD

24 novembre 2019 - Données personnelles

La CNIL s’est ouvertement opposée au système de reconnaissance faciale mis en place par deux lycées de la région PACA. Ce dispositif expérimental a pour objet de fluidifier et sécuriser les accès aux établissements, en allégeant la charge du contrôle des agents. Pour ce faire, les élèves doivent passer par un portique doté d’une caméra et d’un lecteur, ces outils ayant vocation à capter le visage de ces derniers afin de le comparer aux profils déjà enregistrés.

Or, la CNIL a jugé ce dispositif contraire aux principes de proportionnalité et de minimisation des données issus du RGPD. En effet, il était estimé que des moyens alternatifs moins intrusifs peuvent être utilisés afin de contrôler l’accès aux établissements scolaires, de sorte que le recours à ce système apparaît disproportionné, et illégal en l’espèce. La CNIL a également précisé que ce dispositif de reconnaissance faciale induit un risque majeur d’atteinte à la vie privée et aux libertés individuelles des personnes.

En dépit de cette déclaration et de la position de la CNIL, les initiatives françaises en matière de reconnaissance faciale se multiplient. Or, nous rappellerons que l’article 16 du TFUE dispose que “toute personne a droit à la protection des données à caractère personnel la concernant”. Il apparaît donc qu’en poursuivant sur sa lancée, la France s’expose à un éventuel recours en manquement pour violation, à la fois du droit primaire de l’Union européenne découlant dudit article 16 du TFUE, et du droit dérivé découlant du RGPD.